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Concrètement, comment ça se passe

comment ça se passe

Voici concrètement les étapes principales qui expliquent comment ça se passe.

Le processus est rodé, et suit un protocole précis et souple. Je m’adapte complètement à vos besoins, et à chaque étape, on décide ensemble de la suite.

Premier contact

Le premier contact est généralement téléphonique. Ce contact complètement gratuit permet de comprendre votre projet et vos interrogations.

Je vous poses des questions afin de mieux comprendre votre projet et où vous en êtes dans votre réflexion, ou peut-être dans vos travaux. En effet, j’accompagne aussi des personnes qui n’ont pas démarré avec un maître d’œuvre mais qui rencontrent trop de soucis au fil des travaux : je prends donc le chantier en cours de route.

Tout ça (vos envie, vos questions, …), on le survole lors de cet appel qui dure entre 15 et 30 minutes. On peut aussi discuter par mail si vous voulez le temps de la réflexion entre chaque échange.

Si vous décidez de faire appel à moi, je vous enverrai un questionnaire précis qui permettra de préparer notre premier rendez-vous.

On va prendre un exemple pour illustrer le processus. Paul et Ségolène veulent acheter un studio au centre de Montpellier dans un immeuble en co-propriété pour leur enfant qui sera peut-être étudiant dans quelques années. Ils ont un bien en vue, ils pensent pouvoir le financer, et ont une idée assez précise du résultat final.

Premier rendez-vous

Lors de notre échange téléphonique, on a décidé de se rencontrer, pour travailler sur votre projet.

Ce premier rendez-vous va poser les bases. Si le projet est d’envergure, il faudra sûrement se voir ou se rappeler plusieurs fois. C’est à ce moment qu’on va définir les grosses lignes du projet.

À l’issue de ces échanges, le projet est presque prêt à lancer. On est passé de vos rêves à votre projet, en adéquation avec la réalité et vos envies. Cette étape est importante, car c’est elle qui fera la réussite de votre projet.

Après réflexion, il s’avère que penser l’appartement pour leur fils est peut-être aliénant : si Nicolas avait envie d’aller ailleurs, peut-être n’oserait-il pas. Ou bien peut-être préférera-t-il être en colloc avec ses camarades. Donc les contraintes sont un peu différentes par rapport à l’idée de départ : désormais, on va préparer un logement étudiant, et non un logement pour leur enfant. Il faut donc penser à l’usure prématurée potentielle liée à la vie étudiante, penser au confort du jeune (facile à nettoyer, chauffer, maintenir en état, …). On pousse même la réflexion à regarder les loyers de biens équivalant, et même le prix de revente.

Ségolène et Paul n’avaient pas pris en compte dans leur financement les charges de co-propriété : une visite sur place permettra de savoir si des travaux prochains sont à prévoir. Le couple ayant décidé de faire appel à mes services pour l’intégralité du chantier, je me propose de contacter le syndic gracieusement.

Suivant le type de chantier, il faut parfois faire intervenir des experts avant de se projeter comme un bureau d’étude structure, par exemple qui va valider si on doit refaire des planchers ou pas, ou un toit : un maçon qui va refaire un plancher engage sa garantie décennale, et s’il est sérieux, il n’engagera pas de travaux de structure (en rénovation) sans l’aval du bureau d’étude.

Les premiers documents

C’est parti ! À ce stade, vous avez fait votre part. Maintenant, il s’agit de faire un travail technique et indispensable pour estimer le coût des travaux : le DQE et/ou le CTTP. Qu’est ce donc ?

Le DQE, c’est le détail quantitatif estimatif. On mesure, on calcule, et pour chaque surface, chaque longueur, on met des matériaux : x m² de plaques de plâtre, x m² de carrelage, x interrupteurs, … Ce travail de précision est facultatif pour des petits projets, mais indispensables pour des projets d’envergures. C’est grâce au DQE qu’on va pouvoir mettre des prix avant même de contacter les artisans. On sait que pour x m² de plaques de plâtre isolée en 40 mm il faut un certain nombre d’heures de travail et une certaine quantité de matériaux. On multiplie, on additionne, et on estime combien ça va coûter.

Le CCTP, c’est le cahier des clauses techniques particulières. Comme le DQE il n’est pas obligatoire, mais donne un déroulé précis des travaux, poste par poste, incluant la mise en œuvre et les matériaux. Ça permet à la plupart des artisans de faire un devis sans venir sur le chantier : c’est un avantage car les artisans sont souvent débordés et gagner 2 heures sur leur planning aide à la négociation. En plus, ce document sert de feuille de route tout au long des travaux.

Notez qu’un artisan fera confiance à un document provenant d’un maître d’œuvre et pourra faire un devis sans se déplacer, mais ce n’est pas le cas pour les particuliers.

Même si on décide de faire appel directement aux artisans pour faire des devis, sans DQE ni CCTP, ces documents vous permettent de garder le cap tout au long des travaux.

À ce stade, vous pouvez décider de continuer tout seul : vous avez des documents solides qui vous servent de guide.

En plus de ces 2 documents ou de leurs équivalents (métrés par exemple), on va souvent avoir besoin de déposer des autorisations (de travaux, de voiries, …), de rédiger des courriers pour les assurances, remplir des dossiers (raccordements divers, …). Chaque chantier est particulier. Là encore, vous avez le choix :

  • Un permis de construire : je ne le fais pas, je le délègue à un architecte (les mairies préfèrent les permis visés par des cabinets d’architecte). Vous pouvez aussi faire appel à votre architecte ou bien déposer le permis vous-même.
  • Une DAT (demande d’autorisation de travaux), je la fais sous certaines conditions.
  • Contacter l’ABF (l’architecte des bâtiments de France)

Ségolène et Paul voulaient supprimer une fenêtre en bois pour mettre un PVC blanc : plus facile à nettoyer, plus pérenne, … Sauf que nous sommes dans un quartier soumis à l’ABF, et qu’on ne fait pas ce qu’on veut. Un coup de téléphone nous a permis de savoir qu’il fallait conserver matière et couleur. Le choix a été de repeindre la fenêtre actuelle (déjà en double vitrage de qualité) : économie de 900 euros, et un bon week-end en amoureux à poncer et peindre la fenêtre.

Les devis

Là encore, vous êtes libre : vous avez le menuisier, mais pas les autres corps de métiers ? Vous voulez gérer la pose de la salle de bain ? On en parle, on voit ce qu’on peut faire. Ma responsabilité étant engagée, il y a certains points sur lesquels je suis intransigeant, mais globalement, on trouve toujours un terrain d’entente.

J’ai des équipes d’artisans dans tous les corps de métiers. Si vous décidez que je m’occupe des devis, alors je gère de bout en bout : contact avec l’artisan, visite si nécessaire, relance, et je vous explique le devis en détail. Si on décide de faire plusieurs devis pour un même poste, je vous explique les 2, on compare, et vous choisissez. Ici encore, je joue le rôle de conseil.

Une fois tous les devis établis, on fait le point. On voit si on rentre dans le budget, si on fait des concessions. Ensuite on commence à organiser la durée du chantier de manière plus précise. On voit si une partie des travaux doit être remise à plus tard à cause du budget, et dans ce cas, qu’est ce qu’on repousse ? La piscine ? La peinture ?

Parmi les critères de choix pour les devis, je place dans l’ordre :

  • la clarté du devis au travers des détails
  • le prix
  • les délais et date de début possible

Aussi, si vous avez un peintre qui vous fait un devis d’une ligne :

forfait peinture 12 000 € 

Et que j’apporte un devis détaillé :

 reprise des bandes placo, x ml, x €
sous-couche, tel produit, x m², x €
peinture 2 couches de telle peinture, x m², x €
total 13 500 €

Je vous inciterai à prendre ce dernier. Mais encore une fois, c’est vous qui décidez, et si vous avez confiance en votre peintre, pas de soucis.

Planifions

On a beaucoup discuté, vous avez décidé et choisit, signé les devis des artisans, il faut maintenant organiser le chantier.

Il y a un ordre logique et cohérent lors de travaux (le peintre ne passe pas avant le charpentier !), et certains corps de métiers sont interdépendants les uns des autres. Il faut être un chef d’orchestre et un bon négociateur pour expliquer au plaquiste qu’il ne ferme pas parce que l’électricien n’a pas reçu son câble. Je vous assure que j’ai vu des électriciens démonter les plaques de plâtre pour travailler derrière. Du coup, le travail du plaquiste n’est plus garantit. En cas de soucis, qui est responsable dans ce cas-là ? Qui va payer lorsque votre peinture va fissurer ?

En tant que maître d’œuvre, je vous apporte ça : un planning cohérent, discuté avec les artisans, avec des marges de sécurité.

Je vois avec chaque artisan combien de temps il leur faut, en combien de fois ils vont faire leur boulot, s’ils dépendent d’autres artisans, s’ils sont disponibles au moment voulu, …

Suivi du chantier

Le jour J est arrivé, il faut attaquer. On a notre planning. Il s’agit de s’assurer que tout se déroule comme prévu.

Au niveau des délais, il faut relancer, relancer et relancer sans cesse, c’est le propre du métier. S’assurer que le maçon est bien présent le lundi matin du top départ, mais avoir vu avant si l’échafaudage est en place. Si c’est un terrassier qui vient avec ces engins, il faut que ce soit tracé au sol, et qu’il ait eu les plans.

Souvenez-vous des documents qu’on a établi : avec les devis, ils constituent la garantie que l’artisan va utiliser les bons matériaux. Un exemple : on a dit un mur en briques de 20x20x40, mais le maçon a un stock de 150 blocs béton de 20x20x50 et il décide de les passer tout en bas, ça ne se verra pas. Ce n’est pas malhonnête, c’est monnaie courante dans le bâtiment. Il a les arguments techniques pour défendre son choix. Sauf que vous, vous avez décidé qu’il fallait des briques. Je suis là pour garantir que vos choix sont respectés de bout en bout.

Parfois, surtout en rénovation, on a des surprises, des imprévus. Les artisans peuvent gérer ça tout seul dans leur coin, ou demander au responsable. Quand le responsable est un maître d’œuvre, et que les garanties sont engagées, les artisans s’en réfèrent toujours au maître d’œuvre. Dans ce cas, j’ai deux choix :

  • c’est un choix purement technique (de planning par exemple) qui n’impacte pas le chantier : je décide et je vous en fait part.
  • c’es un choix qui vous regarde vraiment (rupture de stock des fenêtres que vous vouliez et il faut changer de modèle) : je vous en fait part, on en parle, je vous donne des solutions, vous décidez.

Je passe sur le chantier une fois par semaine de manière planifiée pour une réunion avec les artisans. Si tous ne sont pas présents, je peux les appeler au besoin, je leur demande d’être disponibles sur ces temps. Ensuite, je passe de manière aléatoire : ça me permet d’avoir un suivit précis et d’anticiper les imprévus.

Je vous rends compte systématiquement. Si rien n’est intéressant, je vous fait un sms ou un appel très rapide, suivant vos choix. Lors des avancées conséquentes, je vous envoie des photos ou des vidéos : vous suivez le chantier pas à pas.

Livraison

Tout est fini, on vous rend les clés ! Il faut lever les réserves, c’est à dire valider avec chaque artisan que tout est en règle.

Informations complémentaires

Vous l’avez compris, l’expérience compte, la communication avec les différents partenaires aussi. Le processus est rodé et conçut pour faire face aux imprévus.

Dans le détail, on peut adapter à peu près tout. Un exemple concerne le règlement : on fait des situations au fil de l’avancement avec les artisans, sur des étapes clés. Sur ces étapes, les artisans voudront une partie du paiement. On donne en plus une partie du paiement au départ. Si vous ne voulez pas gérer les virements individuels, je peux regrouper l’ensemble du chantier sur un seul devis, et m’occupe de ventiler le long du chantier : je suis donc votre unique intervenant.

Chaque intervenant engage sa responsabilité. Les artisans que j’apporte ont tous des assurances sérieuses. Ainsi, en cas de problèmes, les assurances font leur travail. Si vous choisissez de faire une partie des travaux ou de faire travailler votre artisan, je devrai vérifier leur assurance. En cas de défaut, nous ne pourrons pas garantir l’intégrité des travaux, ou uniquement une partie. Sachez que tous les artisans qui travaillent sur la structure des bâtiments ont obligatoirement des assurances.

Administrativement, un chantier démarre une fois tous les délais purgés. Cependant, on connaît ces délais, et on s’organise pour démarrer au plus tôt. En cœur de ville, les règles de travail paraissent parfois strictes, voire insurmontables. Pas de soucis, s’il le faut, je m’occupe des différentes demandes d’autorisations.

Vous voulez en savoir plus ? Lisez comment on passe de votre rêve à la réalité.